Agroforesterie et Foie gras

du Périgord : des arbres pour bien gambader

 

Le bien-être animal et le respect de l’environnement sont des priorités de la filière Foie gras du Périgord. Pour cela, elle suit de près les travaux et expérimentations de la Ferme de l’Oie et du Canard à Coulaures en Dordogne. Cette structure scientifique travaille notamment sur l’agroforesterie, qui est progressivement mise en place dans les élevages.

L’AGROFORESTERIE : UNE PRATIQUE BÉNÉFIQUE POUR LES SOLS ET LES ANIMAUX

 

Depuis sa création en 1992, la Ferme de l’Oie et du Canard est à l’avant-garde de la recherche sur les pratiques d’élevage, d’alimentation et de gavage, en se basant sur les besoins des professionnels de la filière.

 

L’agroforesterie fait partie de ses champs de recherche. Cette démarche consiste notamment à planter des arbres sur des parcelles agricoles. Pourquoi faire de l’agroforesterie dans les élevages du Périgord ? Et comment ? Les scientifiques ont des réponses.

 

Sur 10 hectares de parcours à la Ferme de l’Oie et du Canard, le noyer est roi. Les scientifiques ont rapidement prouvé que son installation sur un élevage ne donne que des avantages. Non seulement les bêtes ont de l’ombre pour se protéger mais en plus elles ne stagnent pas au même endroit, puisque les arbres sont espacés.

 

Et les déjections le sont tout autant ! Les scientifiques ont également démontré que ces déjections non concentrées servent d’engrais et permettent aux noyers de donner deux fois plus de fruits. La pousse des arbres est également plus rapide de 15 à 20 %.

 

Cette approche environnementale 

« existe depuis la nuit des temps » explique Julien Arroyo, le directeur technique et scientifique de la Ferme de l’Oie et du Canard. « Aujourd’hui, nous avons les preuves chiffrées de ses bénéfices et nous l’avons optimisée »

Les noyers permettent également d’empêcher l’érosion des sols, en freinant les ruissellements en cas de fortes pluies.

 

 

DÉVELOPPER L’AGROFORESTERIE DANS LE PÉRIGORD

 

Les expérimentations se fondent donc sur l’analyse du déplacement de l’animal et le respect des sols.

 

Nous faisons également des recherches pour savoir quelles sont les graminées (herbes) les plus résistantes aux piétinements et aux déjections, pour que la surface du sol entre les arbres soit bien enherbée. Nous avons aussi cherché à savoir comment gérer un troupeau de manière à optimiser l’utilisation du parcours.

Julien Arroyo

Directeur technique et scientifique de la Ferme

 

Une des solutions a été de diviser le parcours en trois parties et de faire évoluer les bêtes sur une partie après l’autre. Les parcours ont ainsi le temps de se régénérer.

 

 

Une soixantaine d’éleveurs périgourdins ont été convaincus par les techniques d’agroforesterie expérimentée à la Ferme de l’Oie et du Canard. En lien avec l’Association Foie gras du Périgord, ils sont accompagnés pour installer des noyers sur leurs parcours.

 

L’ARBRE TRUFFIER, FUTUR PRINCE DE L’AGROFORESTERIE ?

 

Si le noyer cohabite parfaitement avec les oies et les canards, qu’en est-il des autres essences ? Des recherches sont menées sur les arbres truffiers.

 

Nous voulons savoir quelle est la résistance des chênes verts aux fientes de canards ou aux attaques d’oies, tout en les protégeant un peu. Nous allons voir avec l’Union Régionale des trufficulteurs d’Aquitaine (URTA) si mettre des arbres truffiers sur des parcours permet une production de truffe.

Julien Arroyo

Directeur technique et scientifique de la Ferme

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Trois symboles forts du Périgord au même endroit ? Une belle image. Les palmipèdes gras, le noyer et le truffier pourraient peut-être un jour se développer en symbiose. C’est tout le bonheur qu’on leur souhaite !

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