Foies Gras du Périgord

Vous êtes ici

Poulet du Périgord, comme le Foie gras du Périgord : enfin l’IGP !

Categorie article mag: 
Consommer le foie gras autrement…

Poulet du Périgord, comme le Foie gras du Périgord : enfin l’IGP !

Image: 

Après 10 ans d’attente et un dossier bien ficelé, l’association du Poulet du Périgord a réussi son pari et peut apposer à ses produits le fameux macaron jaune et bleu de l’Indication Géographique Protégée (IGP). Une reconnaissance européenne qui permet au Poulet du Périgord, au Chapon du Périgord et à la Poularde du Périgord de se démarquer officiellement des autres gallinacés.

L’IGP, une démarche locale, une reconnaissance européenne de qualité

Tout comme pour le Foie Gras du Périgord, la production du Poulet du Périgord répond à un cahier des charges précis qui reprend les pratiques utilisées depuis des années par les 250 à 260 éleveurs de la profession. Cette reconnaissance arrive à point nommé, juste avant les fêtes de fin d’année.

« C’est une réelle satisfaction. Nous avions déjà obtenu le Label Rouge en 1965, en même temps que le Poulet des Landes. Mais là, cela va nous permettre, on l’espère, de décrocher de nouveaux marchés. L’Union Européenne a validé l’IGP Poulet du Périgord le 13 octobre et l’IGP Chapon du Périgord le 21 octobre et on attend la même chose pour la Poularde du Périgord dans les jours à venir »

Jean-Pierre Dupuy, président de l’association du Poulet du Périgord

Le Poulet du Périgord, se distingue par sa méthode d’élevage et le cadre dans lequel il grandit. « C’est un paysage très varié, avec des coteaux, des plaines, des cultures. Nous avons des subtilités dans l’élevage qui font que notre poulet est meilleur que d’autres. Le poulet du Périgord passe plus de la moitié de sa vie en plein air, sur des parcours variés, arboré, à proximité de cultures », précise le président de l’association du Poulet du Périgord.

Élevé pendant une durée minimum de 81 jours, le poulet du Périgord est nourri avec des végétaux : maïs et au moins une autre céréale comme le blé. Des protéagineux équilibrent la ration, à laquelle les éleveurs ajoutent de la bentonite, un complément naturel en argile. « Elle améliore le transit et l’efficacité alimentaire. On ose penser que ça a une efficacité sur la qualité de la viande », souligne Jean-Pierre Dupuy.

L’aire géographique du Poulet du Périgord se situe dans toute la Dordogne et touche également une partie des départements limitrophes (les Charentes, le Lot, le Lot-et-Garonne, la Corrèze, la Gironde et la Haute-Vienne).

Foie gras du Périgord et Poulet du Périgord : une tradition périgourdine

Le Foie gras du Périgord et le Poulet du Périgord ont beaucoup en commun : une recherche de qualité et la volonté de valoriser des savoir-faire locaux. Depuis des générations, l’élevage de Poulet du Périgord se confond avec celui des canards et des oies dans les fermes du Périgord.

« Traditionnellement, ce sont des volailles qui sortaient et qui allaient manger dans les champs aux alentours de la ferme. »

Oies, canards et poulets faisaient partie de la basse-cour. Et les éleveurs de poulet d’aujourd’hui perpétuent la distribution traditionnelle de graines. Elle est inscrite dans le cahier des charges.

« On jette des poignées de grains sur la litière, pour inciter le poulet à gratter la litière, ce qui lui permet d’être très aérée et souple. Le poulet peut se coucher confortablement. Ce geste ancestral est un aspect du bien-être animal, nous le faisons depuis toujours ».

Poulet du Périgord, un goût typé

Le poulet du Périgord est un poulet à la viande charnue et ferme. La peau est de couleur blanche pour les poulets à cou plumé ou de couleur jaune pour les poulets à cou nu (en fonction des croisements des souches et de leur alimentation). Grâce à l’accès à un parcours arboré et pentu, le Poulet du Périgord développe une chair ferme. Son goût est équilibré et la chair présente une texture à la fois ferme et juteuse.

Une des fiertés de Jean-Pierre Dupuy est la reconnaissance d’une fermière âgée qui ne pouvait plus s’occuper de sa basse-cour.

« Elle m’a demandé de lui vendre un poulet. Je lui en ai donné un pour qu’elle le goûte, et puis elle m’a dit : « ce n’est plus la peine que je me casse la tête, tes poulets sont très bons. Quand tu en auras, tu me le dis et je t’en prendrai. » »

On ne peut pas trouver plus joli compliment !