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Influenza aviaire et foie gras : les scientifiques sont rassurants

Influenza aviaire et foie gras : les scientifiques sont rassurants

« On n’attrape pas la grippe en mangeant de la viande ou du foie gras » : parole du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, ce lundi 12 décembre, après les conclusions jugées rassurantes de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). L’influenza aviaire, plus connue sous le nom de grippe aviaire, est une maladie qui ne concerne que les oiseaux. « Les consommateurs peuvent aller acheter ces produits pour les fêtes, ça fait partie de l’enjeu économique » a ajouté le ministre.

Influenza aviaire : aucun danger pour la santé humaine

Les souches d’influenza aviaire ne sont transmissibles ni à l’homme, ni à d’autres mammifères. Vous pouvez donc mettre du Foie gras du Périgord, des confits ou des œufs de volaille sur votre table de fêtes.

À ce jour, trente foyers d’influenza aviaire ont été détectés dans cinq départements français depuis novembre dernier. Les virus retrouvés sont des souches de H5N1, H5N2 et H5N9. Thierry Pineau, chef du département Santé Animale de l’INRA de Toulouse est formel : toutes les vérifications ont été faites avant d’exclure tout danger.


« Désormais nous avons des données scientifiques sur lesquelles on peut vraiment s’appuyer pour asseoir cette conclusion. Les données scientifiques nous parviennent jour après jour à partir des virus isolés. La spécificité des virus est d’infecter les oiseaux, pas les hommes »
Thierry Pineau de l’INRA


Il n’y a, à ce jour, aucun problème signalé chez la moindre personne qui a été en contact avec les oiseaux abattus. L’influenza aviaire n’a d’ailleurs jamais été une maladie transmise de façon alimentaire. Son vecteur de transmission principal est la fiente des animaux et tout ce qui est souillé par celle-ci. Plumes, bottes, vêtements ou encore véhicules peuvent transporter les virus et dans ces cas-là les propager. C’est pourquoi les sites d’élevage touchés sont placés en zone de protection pour éviter de contaminer d’autres élevages.

Les mesures des pays importateurs

Plusieurs pays, dont le Japon - le plus gros importateur de foies gras français - ont décidé de suspendre leurs importations de volailles françaises à la suite de cette épidémie. Ce n’est pas pour empêcher les populations de manger de la volaille mais bel et bien pour éviter toute contagion de leurs élevages.


« Les pays ont fermé leurs frontières pour éviter qu’en important des denrées, n’importe quel objet souillé puisse emporter le virus chez eux par mégarde. La prérogative de ces pays est réellement d’éviter une contagion des volailles au niveau mondiale ».

Thierry Pineau chef du département de Santé Animale de l’INRA.


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